Généalogie de la famille GILLE(S) Pierre - TIFFIERE Marguerite de Neuville Bosc et histoire du Vexin Français
La petite enfance est marquée par toute une série de maladies dont on vient facilement a bout aujourd'hui par la vaccination et l'hygiène. La variole tue fréquemment et laisse aux survivants des traces indélébiles sur le visage. Rougeole, coqueluche, varicelle, diphtérie (le croup) sans compter les méningites, les oreillons, les parasites intestinaux (ascaris) l'enfance du passé est pleine de vers.
La mort est donc familière à tous, d'autant plus qu'on meurt chez soi, au milieu de la famille. Le dernier voyage est celui qu'on fait de la maison à l'église, enveloppé dans un linceul.
Le cercueil individuel n'est pas encore généralisé dans bien des villages. Au cimetière le corps est mis à même la terre, quand sévissent les grandes mortalités, on se contente d'enterrer les morts par deux ou trois, parfois plus.
On enterre au plus vite pour éviter la contagion et on se contente d'une simple bénédiction au cimetière.
En 1705 les foyers épidémiques demeurent isolés et la surmortalité concerne surtout le pays de Caux, Picardie, Beauvaisis.
C'est dans la région parisienne que la virulence est la plus forte et il semble que la variole domine, associée au pourpre, entendons peut-être la rougeole et la scarlatine.
La variole se diffuse bien dans l'air sec et qu'elle est très contagieuse, atteignant de préférence les enfants sevrés, non immunisés par une précédente épidémie, en général les enfants de un à dix ou quinze ans.